10 février 2026
Rafraîchir la ville (depuis Arles)
Ce mardi avait lieu le webinaire organisé par La Fabrique de la Cité, en direct de la Fondation Luma à Arles, sur : « Rafraîchir la ville ». Replay en ligne : ici.
Intervenaient, outre ibicity, Clément Gaillard, docteur en urbanisme et expert des îlots de chaleur urbains & de l’adaptation climatique locale, et Céline Bigi, experte territoires et transitions pour la Direction territoriale Méditerranée du Cerema. Le débat fut modéré par Céline Acharian, directrice générale de La Fabrique de la Cité.

On indique ici quelques ressources en lien avec l’intervention d’ibicity :
– la note rédigée pour la Fabrique de la Cité : « Quel partage de l’ombre dans les villes de demain ? »
– le lien vers le film « Guida per camminare all’ombra » dans le billet sur les portiques de Bologne (Italie)
– le lien vers la vidéo ibicity sur : « le ballet des ombres », à Ferrare (Italie)
– le billet consacré à l’ombre des pavillons de la Biennale de Venise 2025
– le lien pour acheter le livre Trottoirs ! Une approche économique, historique et flâneuse, directement auprès de l’éditeur
– la chronique prospective pour Futuribles « Déneigement, ombre, quels services locaux dans les villes réchauffées » et celle spécifiquement sur l’ombre : « Accéder à l’ombre dans les villes de demain »
– sur l’entretien des arbres, une autre chronique prospective pour Futuribles : « De quelle couleur sera la ville verte ? »
– l’article liminal : « Où va le blanc des villes lorsque la neige fond ? »
– le billet : « L’ombre, ressource publique »
Egalement, il sera question de villes réchauffées lors du prochain séminaires « futurs de villes » organisé par ibicity pour Futuribles les 4 et 5 juin prochains, qui se demandera : « A quoi ressembleront les rues chaudes de Toulouse en juin 2050 ? », et aussi : « Le futur de l’eau dictera-t-il le futur des villes ? ».
Après la neige, l’ombre est surtout un prétexte pour interroger l’évolution des services locaux dans un contexte de modifications des pratiques, de réchauffement climatique, de finances locales contraintes et de nouvelles raretés. Sur ce sujet :
– Le Carnet d’économie urbaine ibicity 2025 (version à feuilleter)
– La note sur « Le défi du partage », dans La ville à l’usage, dans le cadre du Grand Prix de l’Urbanisme 2024 attribué à Claire Schorter
– Sur les métropoles au défi des écosystèmes urbains, un ancien webinaire (2020).
ibicity est une agence qui réalise des missions de conseil sur l’économie des projets et services urbains. Elle combine une posture opérationnelle (Références), exploratoire et réflexive, d’où de nombreuses publications et explorations, souvent autofinancées.
Extrait de l’intervention d’ibicity :

Début de l’intervention d’ibicty :
« Je ne suis pas une spécialiste du climat et c’est une réflexion exploratoire que je propose ici. Ma grille de lecture, c’est celle de l’économie, au sens où l’économie est l’art du partage des richesses, et notamment l’art du partage des raretés. Ce qui m’intéresse, c’est en quoi le changement de climat crée de nouvelles raretés, et aussi de nouveaux besoins, et qu’est-ce que cela impacte, notamment du point de vue du partage et de la mise en commun des ressources rares.
Mon hypothèse, c’est que l’ombre, ou l’ombrage, devient une nouvelle rareté. Car il fait de plus en plus chaud. Et parce qu’est c’est une infrastructure : elle se fabrique et s’entretient, et se trouve donc potentiellement en quantité limitée. Cette « chaîne de valeur » permet de distinguer les différentes étapes de fourniture de l’ombre : morphologie urbaine (Clément Gaillard vient d’en parler), équipements (que l’on peut catégoriser du point de vue de leur partage : petite/grande échelle, mobile/immobile, vernaculaire/technique, implantés dans le sol/attachés au bâtiment…), entretien (des arbres et des équipements, entretien qui est politique et implique une autre ressource rare : l’eau), information (Google maps a créé en novembre dernier une nouvelle fonctionnalité : « prefer shade »), usages (traditionnels ou nouveaux, qui invitent à penser en dynamique les services urbains / modes de vie / besoins) »….
La table-ronde avait lieu en direct du LUMA à Arles, l’occasion de découvrir l’oeuvre de Philippe Parreno (« Danny »), inspirée du personnage de Danny-the-Street, découvert à cette occasion : « créé par Grant Morrison au début des années 90. Danny the Street est un élément vivant et sensible de la géographie urbaine qui peut, de façon magique et sans heurt, se placer dans n’importe quel environnement sans en perturber le paysage ». Voir aussi Danny the Street dans wikipedia, et ici.

Ajout du 11 février 2026 : note « The politics of Shade » publiée par AMS Institute (post linkedin) : « Rather than functioning as a shared public good, shade on sidewalks often follows income and historic patterns of investment, leaving lower-income and peripheral neighborhoods significantly more exposed during the hottest hours of the day ».
« Je veux du soleil » ou de l’ombre ?


