B o - - e année 2026 !

Après la neige du « y’a ka flocon » de 2025, c’est avec ces bottes géantes qu’ibicity vous souhaite une très botte bonne année 2026 ! En jouant avec les échelles pour décaler le regard, apprendre à voir… et cheminer vaillamment !
Cette photo a été prise en septembre 2025 dans le jardin botanique de Bordeaux. Exposée dans le cadre de Collector #3, elle est l’œuvre de l’artiste Lilian Bourgeat dont on adore aussi le mètre à ruban géant sur l’Ile de Nantes (ici). L’artiste a nommé son œuvre « invendues » (devinerez-vous pourquoi ? Indice : comparez les bottes) mais la photo invite à de multiples légendes… en « variant le ton » (comme dirait Cyrano).
Confiant : « En 2026, on sort sa botte secrète ! »
Optimiste : « Bottes géantes pour avancer à grands pas et enjamber les ornières »
Energique : « Qui veut voyager loin ménage sa pointure »
Astucieux : « Adaptation vestimentaire à la montée des eaux » (façon Chaude Couture)
Pragmatique : « Il va falloir agrandir les trottoirs ! »
Attentif : « Attention fragile : il faut prendre soin des jardiniers » (sur le mode : Le soin des choses de J. Denis et D. Pointille, et en lien avec les nouveaux enjeux de gestion des espaces publics)
Efficace : « Quand vous bloquez sur un problème, élargissez-le ! (D. Eisenhower cité par O. Hamant) » (une « botte secrète » pour débloquer les modèles économiques urbains !)
Corporate : « ibicity, une botte dans l’opérationnel, une botte dans l’exploration ! »
Ludique : « Bottes précieuses pour jouer à sauter dans les flaques »
….
Curieuse de connaître les légendes que cette photo vous inspire !
Un rapide bilan de l’activité ibicity 2025
ibicity est une agence de conseil en économie urbaine qui réalise des missions sur le modèle économique des projets et services urbains
En 2025 ibicity a réalisé ou démarré plusieurs missions au coeur des nouveaux défis de la fabrique urbaine :
1) intégrer dès l’amont des projets les enjeux de gestion (mission pour La Fab, aménageur de la métropole bordelaise, sur « l’aménageur au défi de la gestion des espaces publics »), en lien avec la profonde transformation des espaces publics qui deviennent de plus en plus verts et bleus (hybridation avec la nature et la gestion des eaux pluviales)
2) travailler sur une « nouvelle économie de l’aménagement » (mission pour la Samoa, aménageur de l’Ile de Nantes, avec Une Fabrique de la ville, Cheuvreux et Une autre ville), notamment via l’optimisation des mécanismes de financement des opérations, la révélation de la « valeur du vide », de nouveaux montages fonciers et la prise en compte de l’existant
3) produire du logement autrement, notamment par la transformation plutôt que par la construction neuve (mission pour l’Ademe, avec Auxillia Conseil et Ultra Laborans, sur la base de l’analyse de 17 opérations immobilières, en territoires tendus et détendus)
4) redéfinir la raison d’être et le métier des aménageurs, notamment le rôle des aménageurs publics d’Etat que sont la plupart des EPA (Etablissements publics d’aménagement) et EPF (Etablissements publics fonciers), en lien avec les enjeux de transition écologique, d’adaptation et d’égalité des territoires (mission pour la DHUP (Direction de l’habitat, de l’urbanisme, et des paysages) au sein du Ministère)
5) éclairer financièrement le pilotage stratégique de grands projets d’aménagement, dans un contexte où la promotion immobilière est en crise et où le programme tertiaire initialement prévu est réinterrogé par la conjoncture des bureaux en Île-de-France (mission pour Grand Paris Aménagement sur la ZAC Gare Ardoines)
6) outiller les collectivités locales et leurs opérateurs en matière d’eau, déchets, chaleur pour faire face à la baisse des quantités consommées (cf. notre étude sur les « nouveaux modèles économiques urbains« , avec Espelia, Partie Prenante et Tessix, financée par l’Ademe, le PUCA, la Banque des Territoires), notamment en travaillant sur les infrastructures et l’arbitrage entre dépenses de fonctionnement et d’investissement.
Voilà pour quelques missions en France. ibicity a également fini 2025 en commençant à travailler pour la Banque Mondiale sur l’aménagement urbain de Djibouti-Ville, avec un déplacement prévu à Djibouti ce mois de janvier 2026. Outre le plaisir de lire simultanément les documents de planification et Les aventuriers de la mer rouge (Henry de Monfreid) et Balbala (Adbourahman Waberi), cette mission est passionnante en soi, et aussi parce qu’elle oblige à un pas de côté qui permet de réinterroger nos propres « évidences » dans la fabrique les projets urbains en France.
ibicity allie une approche résolument opérationnelle et une approche exploratoire
Djibouti est « Le pays sans ombre » (Waberi), mais c’est sur l’ombre qu’a porté la dernière publication d’ibicity, avec une note réalisée pour La Fabrique de la Cité (« Quel partage de l’ombre dans les villes de demain ? »), qui donnera notamment lieu à un séminaire à la Fondation Luma à Arles en février prochain. Après la neige, traiter de l’ombre pourra sembler peut-être peu opérationnel à certains – on s’amuse beaucoup à les écrire. Et pourtant, plus que jamais, on ne pourra résoudre l’équation économique des projets et services urbains qu’en élargissant la focale (comme dans le test des neuf points), à la fois en intégrant du temps long et en travaillant les nouvelles hybridations sectorielles (aménagement / eaux pluviales / alimentation / végétal / déchets….). Il faut aussi traquer toutes les nouvelles raretés et travailler les nouvelles lignes de partage entre collectivités et individus dans la prise en charge des services urbains. Cette note sur l’ombre propose ainsi plusieurs scénarios sur le financement de ce que pourrait être un nouveau service public.
Voir aussi le replay de notre conférence donnée à l’Ecole des Ponts sur le financement de l’adaptation au changement climatique. En 2026, on se saisit des finances locales !

L’économie des projets et services urbains n’est pas qu’une question d’euros, elle est fondamentalement politique. En 2025, ibicity a fait évoluer son cours à l’Ecole Urbaine de Sciences Po. Il s’appelle désormais « Qui paye la ville ? » et vise à outiller les futurs professionnels que sont les étudiants d’aujourd’hui : qui paye les nouveaux quartiers ? Qui paye l’adaptation au changement climatique ? Qui paye le trottoir ? Qui paye la carte (cartographie) ? etc.
Enfin, en 2025, ibicity a produit plusieurs articles, publications et conférences, notamment sur « l’économie comme matière du projet urbain » en école d’architecture, et poursuivi l’organisation de séminaires prospectifs pour Futuribles sur les « futurs des villes » (le prochain aura lieu les 4 et 5 juin 2026) avec toujours les mêmes objectifs : élargir les points de vue, ne pas rater certains sujets, croiser les regards.
>> L’économie urbaine peut être définie comme l’art du partage des raretés au service du vivre-ensemble. En mars 2025, ibicity a publié son Carnet d’économie urbaine 2025 qui propose d’en décrypter les défis et la manière de les outiller. Il est consultable en ligne : Carnet 2025 ibicity. En 2026, le « défi du partage » restera majeur ! Les maires et nouveaux élus devront décider : qu’est-ce qui doit ou peut être mis en commun, à quelles échelles, à quelles étapes ? Avec quelles évolutions selon les étapes et les géographies ?
Extraits du carnet :




Merci à tous ceux avec qui on a cheminé en 2025 !
Retour à la carte de voeux et aux pieds
Devinerez-vous la taille des bottes sachant que la pointure des baskets au premier plan de la photo est 38 ?
Réponse dans l’image ci-dessous :

NB : Mesures découvertes en 2025 : pied bolognais (0,38 mètres), pied romain (0,2956 mètres), pied turinois (0,616 mètres), canne montalbanaise (1m8407). Egalement : 1 mètre au soleil = 0,86 mètre à l’ombre !*
Des pieds aux trottoirs, il n’y a qu’un pas : Trottoirs ! Une approche économique, historique et flâneuse fait l’objet d’une ré-édition, à la fois amincie et augmentée, qui sortira fin février 2026. A vos librairies !
Meilleurs voeux, encore et encore
Et toujours nos voeux 2025 (pour voir tomber la neige), 2024 (chemins ouverts pour peu qu’on s’y aventure), 2023 (ouvrez l’oeil !), 2022 (faisons un nouveau pas de côté), 2021 (faisons un pas de côté), 2020, 2019, 2018, 2017, 2016 (un « grand-huit piéton » !), 2015, 2014, 2013, 2012, 2011 !


