[Billet en cours]

 

 

« Quand j’arrive quelque part, je n’ai aucun repère. Je reste sur mon trottoir. Je photographie ce que je vois » (L’humanité, 30/7/2005)

 

« [Le temps du désert est] un temps étrange, qui est de l’ordre de la vie et de la mort, non d’une succession de secondes. Faire dix mètres dans le désert, ça n’a rien à voir avec dix mètres sur un trottoir. » Source : « Raymond Depardon sous l’harmattan » (Le Figaro, 15/1/2003)

 

« Son père, vieux paysan, lui demandait : « Pourquoi repars-tu là-bas ? ». (…) « Je n’ai pas su lui expliquer que les gens du désert lui ressemblaient : des éleveurs, comme lui, fiers de leur troupeau et angoissés parce que les bêtes sont fragiles… » ». Source : « Raymond Depardon sous l’harmattan » (Le Figaro, 15/1/2003)

 

« Djibouti – la corne tout entière – se trouva enténébré par sa propre légende, dissimulé toujours plus profondément sous un kitsch romantique et des adjectifs sans chair; Djibouti se fit le complice imprudent – ou indifférent? – de cette identité imaginaire que lui inventait chaque visiteur à l’escale. Je me souviens des embarras de mon premier séjour ici, tout au début.. » – La porte des larmes, Raymond Depardon, Jean-Claude Guillebaud