La ruée vers l'ombre : Télérama, La Croix, Les Echos, etc.

A lire dans Télérama : « La ruée vers l’ombre », de Weronika Zarachowicz : article dans la revue papier + article sur le site internet

 

Extrait :

« Alors que la France subit déjà la troisième canicule de l’année, l’urbaniste et économiste Isabelle Baraud-Serfaty appelle à préserver la ressource rare et infrastructure “éminemment politique” qu’est l’ombre, afin de rafraîchir les villes. L‘urbaniste et économiste Isabelle Baraud-Serfaty aime traquer tout ce qui paraît déconsidéré et qui pourtant, devient source de valeur pour peu qu’on y prête attention. Autrice d’un essai enthousiasmant sur les trottoirs (Trottoirs ! Une approche économique, historique et flâneuse, éd. Apogée, 2023), elle s’est récemment intéressée à l’ombre. Dans un article consacré à son partage dans les villes réchauffées d’aujourd’hui et de demain (éd. La Fabrique de la cité, 2025), elle propose notamment l’idée d’un service public… de l’ombre. Car, oui, dans un monde en réchauffement accéléré, affirme cette professeure à l’École urbaine de Sciences po, également à la tête d’une agence de conseil en économie urbaine, l’ombre est une ressource rare et vitale, un enjeu de justice et de démocratie, qu’il est urgent de protéger et partager ».

Article in extenso : Telerama web – ombre.

 

A lire aussi l’article de LaCroix (web) du 9 juillet 2026 : « Un « droit à l’ombre » comme service public ? Comment les villes abritent leurs habitants de la canicule », de Timothée David.

Extrait :

« Avec le réchauffement, c’est tout le raisonnement habituel des aménageurs publics qui est amené à s’adapter. « Dans les années 1970, on se préoccupait plutôt du droit au soleil : pour des architectes comme Le Corbusier, il fallait le laisser entrer partout pour des raisons d’hygiène. Aujourd’hui, il faudrait plutôt s’inspirer de villes italiennes, espagnoles ou marocaines qui pensent différemment », relève le fondateur de Freio.

Vers un service public de l’ombre ?Pendant que de nombreuses voix s’élèvent pour défendre un « droit à l’ombre » dans un contexte de réchauffement climatique, abriter les citoyens du soleil pourrait devenir un nouveau service public. C’est l’idée que porte notamment Isabelle Baraud-Serfaty, urbaniste et enseignante à Sciences Po, pour qui l’ombre devient une ressource rare à partager et une valeur économique.

Puisqu’elle est à la fois une condition d’habitabilité des villes mais aussi un enjeu de justice sociale, alors il n’est pas dénué de sens de demander à l’État d’en organiser la répartition. « On pourrait objecter que ce serait un poids supplémentaire pour des finances publiques déjà dans le rouge, relève-t-elle. Mais il faut aussi intégrer dans le calcul que l’ombre a de la valeur à certains endroits et certaines périodes. La redevance payée par les restaurants pour déployer leurs terrasses sur la voirie pourrait ainsi être plus élevée lorsque la zone est ombragée par un arbre planté par la ville. »

Dans une note publiée en novembre dernier pour le laboratoire d’idées La Fabrique de la Cité, Isabelle Baraud-Serfaty envisage différentes modalités selon lesquelles les acteurs publics pourraient à la fois créer et entretenir des zones d’ombre. « On pourrait par exemple intégrer à un ombrage public les zones d’ombre générées par les arbres des jardins privés sur l’espace public. L’État pourrait les financer et chaque propriétaire aurait à charge l’entretien de cette ombre de même qu’il est responsable de déneiger son trottoir. »

 

A lire aussi la tribune de Clément Gaillard dans Les Echos du 10/7/2026 :  » La fraîcheur,  nouvelle infrastructure urbaine »

 

Et aussi : Fraichou